Island

Island

Je me suis échouée sur l'île aux malaises...

À savoir

Cette critique a été réalisée en tant qu’aperçu, c’est-à-dire que cet avis se base sur les quelques premiers épisodes de la série. N’oubliez pas d’en tenir compte en la lisant ! (・ω<)

Deux crises de malaise plus tard, il est temps de parler “d’Island“. Difficile de rester objective quand ce qui s’avère être une nouveauté ressemble à bien des séries, mais voyons voir ça de plus près…

Ça commence mal !

Après plusieurs minutes d’épisode, la série semble vouloir jouer sur un humour cochon/quiproquo. Du genre à commencer l’épisode par une jeune fille dénudée, transpirante, qui sort des sons suspects, hurle un prénom et dont la première réplique est “Je ne sais pas si je tiendrais le coup…“. Scène sûrement volontairement mal tournée pour que le spectateur s’imagine un truc cochon. On retrouve en fait cette fameuse technique, souvent utilisée dans l’animation japonaise, qui utilise le “gag” pour inclure du salace.

Alors, détrompez-vous ! Lorsque le contexte le permet, ça peut être véritablement drôle car maîtrisé et volontairement exagéré. “Kill la Kill” en est un exemple. Et puis, il y a “Island“, l’exemple où ça ne marche pas.

Les gags sont des ramassis de situations recyclées depuis des années. Pire encore, on sexualise des personnages qui ont l’anatomie et l’apparence d’enfants de 12 ans sans que ça ne gêne personne. On s’amuse même à réduire une pauvre gamine à sa taille de poitrine et à son pouvoir de séduction. Bah oui, ça ne gêne personne parce que ça tente de passer en gag… Mais ça ne passe pas. Ici, soit c’est gamin, soit c’est malsain.

*Ba Dum Tss*

Et le harem du jour est composé de…

Après la présentation de plusieurs personnages, on devine facilement la mise en place d’un harem. Alors, bon, mettons de côté le ras-le-bol d’être face à un énième harem et analysons les personnages. Et, wahou ! C’est mauvais !

D’un côté on a notre personnage principal, un crétin amnésique dont la mémoire ne resurgit que lorsqu’un souvenir sexuel lui revient… Mouais. Paye ton héros de qualité, hein. On nous vend un voyage temporel plein de mystères et c’est comme ça que l’on avance ? Grâce aux flash-back d’une poitrine ? Génial ! Vraiment génial, les gars. Heureusement, le seiyū Suzuki Tatsuhira sauve un tant soit peu le personnage…

Ah, la mémoire de cet homme est tout bonnement incroyable !

De l’autre côté, trois héroïnes : une écolière bi-polaire insupportable, une gardienne shinto’ de je-ne-sais-quoi qui essaye de planter le héros au couteau et pour finir, une pauvre héroïne qui craint la lumière et qui peut pas s’empêcher de chanter toutes les 5 minutes. Un trio de prétendantes plus clichées les unes que les autres

Côté chara-design, le style n’est franchement pas de mes préférés. C’est une question de goût j’imagine, mais ça pue le recyclage à plein nez. Comme tout ce qui ressort globalement de ce premier épisode d’ailleurs… Nous voilà donc face à un héros complètement banal entouré d’un… groupe de “Sailor Moon” multicolores ridicule.

Au nom de la lune, ce chara-design est affreusement redondant !

Par contre, sérieusement, les chansons c’est chiant. Arrêtez ça. Sinon je vais regarder la reine des neiges, c’est aussi chiant mais mieux animé.Parce qu’à la place de “Miss. The Voice” qui nous sort sa chanson insupportable deux fois en 25 minutes, une vraie bande-son aurait été appréciable… L’OST manque carrément à l’appel.

J’ai honte, mais j’ai failli y croire

Pendant un petit instant, “Island” m’a paru pouvoir cacher un semblent d’espoir. Il y avait ce petit truc qui essaye de raconter un truc intéressant. Argh, ça m’échappe… Scénario, voilà ! Un scénario. Je sais que c’est un terme en voie de disparition dans l’animation japonaise, mais j’osais timidement y penser en regardant ce premier épisode. Comme dit plus tôt, notre héros est amnésique et victime de son propre voyage temporel dont il semble en avoir oublié le but. Non mais franchement, comme ça, ça a l’air plutôt sympa, non ? Alors certes, c’est pas très original, mais ça aurait pu ! Il suffit d’un contexte et de personnages intéressants. En fait, il faut exactement tout ce dont “Island” semble manquer…

La trame de l’histoire et le minimum de sérieux se voient complètement écrasés par une niaiserie excessive, un humour salace lourdingue et un ensemble de personnages inintéressant. La série essaye de nous vendre un sujet sérieux aux côtés de dialogues stupides

“Je te rassure, je l’ai arrêté de justesse !”

…et d’incohérences débiles.

Tu n’étais pas avec lui il y a deux secondes, dans le bateau juste derrière ?

Impossible de prendre au sérieux ce qui semble avoir pour but d’introduire systématiquement des gags “cul-cul la praline” et des situations similaires à “Oui-Oui”…

Quand ça ne veut pas…

Difficile de vous dire ce qui me gêne vraiment dans ce type de série. Est-ce que c’est le manque d’originalité ? Ou peut-être le fait que tout est exactement comme je le pressentais ? En vérité, le style graphique n’est pas franchement mauvais, mais pas vraiment bon non plus. Même si on remarque des détails appréciables dans les décors, rien d’assez grandiose graphiquement ne rattrape la déferlante de mauvais points.

Un point positif, c’est mieux que rien.

Quant à l’animation, même le typique vent dans les cheveux ou la course en deux trames d’un personnage sont animées comme en 2001.

Non mais, regardez-moi cette fluidité incroyable !
Verdict

Island” est typiquement le genre de série qui ne m’intéresse pas. Ou plutôt, le genre qui réussit à perdre le peu de mon intérêt dès les premières secondes. Les personnages et leurs sorts ne m’intéressent pas, l’intérêt du voyage temporel et la mission du héros sont sans saveurs, l’humour ne me touche pas. Le style graphique est redondant et les scènes manquent carrément d’ambiances quand elles ne sont pas totalement détruites par l’idiotie des dialogues… C’est mauvais !

Points positifs
Points négatifs
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